Le groupe France Insoumise Santé 44 prend note de la précipitation de la Mairie pour passer en force le projet de nouveau CHU.

Nous demandons aux porteurs du projet de faire face à la réalité: hôpital saturé, personnel héroïque mais à bout de souffle, système de soin sur le point de rompre.

Les travaux vont être lancés sans engagement ferme sur le nombre de lits et sans prise en compte du besoin de personnel supplémentaire. Au delà du refus d’un dialogue démocratique, Johanna Rolland et la direction du CHU persistent dans leur manque d’anticipation.

Nous, Insoumises et Insoumis, demandons un moratoire sur le projet.

L’hôpital actuel ne répond pas aux besoins de santé et à l’augmentation de la population, et n’est pas dimensionné pour faire face à une crise (cf déprogrammation massive pendant le confinement).

Nous comprenons surtout que le projet prévoit des structures de secteur privé pour les patients et leur entourage avant ou après leur hospitalisation. C’est une nouvelle preuve de la privatisation du service public, ce qui nous entraîne vers une santé à deux vitesses. On ne peut qu’en redouter les effets sur la santé de la population.

Cette politique, dans la droite ligne de celle du gouvernement Macron qui souhaite imposer un passage payant aux urgences, est très loin des exigences de solidarité et de partage, qui sont pour nous les réponses évidentes aux multiples crises que nous traversons.

Le groupe thématique Santé 44 de la France Insoumise

CHU sur l’île de Nantes : halte au passage en force !
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