Nous apprenons ce jour dans la presse que la préfecture de Loire-Atlantique, bras armé du gouvernement Macron-Philippe dans le département, a décidé de proposer l’ouverture de commerces le dimanche, entre juin et septembre, sans qu’aucune organisation patronale ne lui ait réclamé.

Les syndicats CGT et FO se sont d’ores et déjà opposés à cette mesure, qui ferait suite à de nombreuses attaques à l’encontre du Code du Travail ces dernières années.

Après avoir considéré au mois de mars, en pleine pandémie, que “certaines professions se sont arrêtées un peu vite”, monsieur le préfet d’Harcourt propose aux habitants de Loire-Atlantique de consommer toujours plus.

Monsieur le Préfet, vous disiez dans OF le 30/03 « l’économie ne doit pas s’arrêter »: la reprise de l’activité économique ne doit pas se faire au détriment du droit du travail et des acquis sociaux : les salarié·e· du commerce qui pour certains ont été en première ligne lors du confinement devraient en plus avoir la double peine de dimanches travaillés durant l’été.

Les Insoumises et les Insoumis de Nantes s’opposent donc à cette mesure qui, dans la lignée de la politique gouvernementale, ne répond en rien aux enjeux des crises sanitaires, sociales et écologiques que nous traversons.

Le repos dominical est un droit fondamental et un choix de société

Nous affirmons que l’intérêt des citoyens n’est pas de travailler toujours plus souvent et plus longtemps, mais bien d’avoir le temps et les moyens financiers nécessaires pour mener leur vie comme ils l’entendent. Le repos dominical est un droit fondamental et un choix de société, rendu encore plus pertinent par la crise écologique qui commence.

Nous affirmons également que l’intérêt des salariées et salariés n’est pas de servir en “première ligne” pour des intérêts économiques quand leur santé est en jeu. Ne prenons pas le risque de surexposer les salariés alors que la pandémie n’est pas encore maîtrisée.

Cette crise sanitaire est le révélateur d’un consumérisme aveugle, devenu une aberration autant sociale que écologique.

Elle nous a tous fait comprendre que dans “le monde d’avant”, la “normalité” était le problème.

Pour pallier les conséquences de cette crise, venons en aide aux plus précaires, et non pas aux enseignes multinationales et aux centres commerciaux.

La gratuité des masques, l’encadrement des prix de l’alimentaire et la gratuité des premiers kilowattheures d’énergie sont des mesures simples, de bon sens, qu’il faut mettre en place d’urgence.

Les Insoumises et Insoumis de Nantes

Le monde d’après ne doit pas être celui du travail dominical !
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